In situ veritas

Selon l’adage, « faire quelque chose sans y penser, c’est faire quelque chose  bien et bien mieux qu’en y pensant ». Pour s’en convaincre, il suffit d’essayer de descendre les escaliers ou de lasser ses chaussures en étant « présent » plutôt que sur un mode automatique.

Cette réalité s’applique  à de nombreuses habitudes de notre quotidien, habitudes que nombre de nos clients souhaitent décoder et comprendre afin de développer de nouveaux produits (baignoires, appareils téléphoniques, sites Web,…).

Se pose alors la question, pour les chercheurs que nous sommes, de comment comprendre ces modus operandi si les individus eux-mêmes n’en ont pas conscience?

L’observation in situ (sur place) apparait ici comme une réponse possible. En effet, ce mode de collecte permet de :

Saisir les comportements au moment où ils se produisent et idéalement dans le lieu au sein duquel ils se produisent habituellement.

  1. Obtenir une certaine authenticité des comportements, comparée à des paroles et des écrits qui font nécessairement l’objet d’une interprétation et d’une rationalisation a posteriori.
  2. Recueillir des données concrètes, directement observées et parfois même quantifiables.

Cette approche a toutefois des limites dont il faut être conscient afin de réduire / contrôler leurs effets :

La présence d’un observateur est susceptible de modifier le comportement du sujet.

  1. Il y a lieu de s’interroger sur le caractère objectif des observations réalisées, le chercheur n’étant ni parfaitement « neutre » ni en mesure de tout percevoir.
  2. Il existe un risque d’interprétation des comportements observés.

 

 

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