L'idylle numérique de la recherche qualitative : la MROC !

Encore à leurs premiers balbutiements lors de notre première expérience en 2012, les communautés en ligne (Marketing Research Online Community ou MROC pour les intimes) sont aujourd’hui des incontournables dans le domaine de la recherche marketing. Pour faire un raccourci simpliste, une MROC c’est l’évolution numérique du groupe de discussion (focus group). Bien entendu, il y a bien des nuances à faire puisque les deux approches ont à la fois des différences et des points communs. Je me propose toutefois de partager ma vision personnelle des avantages des MROC, au-delà du « quand tu veux/où tu veux » que permet le en ligne.

  • Typiquement, le chercheur fait face à la même gêne de la part des participants dans les premières conversations postées dans une MROC que lors des premières minutes d’un groupe de discussion. Toutefois, et il s’agit là d’une différence majeure, cette gêne s’estompe beaucoup plus rapidement dans une communauté en ligne. L’écran a ceci d’utile qu’il conforte plusieurs timides à développer leur pensée et à donner des détails qu’ils n’auraient probablement pas osé dévoiler dans un groupe de discussion typique. Merci l’anonymat!

 

  • Ensuite, il y a le contenu. Oh la la qu’il y en a! Assister à une demi-douzaine de groupes de discussion vous apparaît une tâche colossale? Imaginez lire quotidiennement les 3 paragraphes écrits par chacun des 120 participants d’une MROC. C’est l’équivalent d’une nouvelle de Stephen King à tous les 2 jours! Le plus beau dans tout ça, c’est que le contenu qui se dégage d’une MROC n’est pas qu’imposant, il est aussi d’une qualité exceptionnelle. Oubliez les 2-3 mots répondus à la va-vite. Les MROC permettent aux participants de partager leurs opinions et leurs idées au moment qui leur convient, pendant la durée qu’ils souhaitent, sans être pressés ou sans crainte du regard des autres.  Et les résultats dépassent les attentes!

 

  • Enfin, la MROC permet de combiner la richesse des entrevues individuelles tout en accédant à une certaine dynamique de groupe. Dans un groupe de discussion, quand quelqu’un parle plus fort, il peut parfois faire dérailler la conversation et « éteindre » ceux dont le point de vue est moins affirmé. Dans une MROC? On pose la question à l’individu d’abord PUIS il entame la conversation avec les membres du groupe. Chacun doit développer son point de vue avant de se confronter aux réponses des autres.

Avoir accès à l’opinion « non contaminée » d’une personne pour ensuite observer les nuances de celle-ci lorsque cette personne commente le point de vue d’autrui, et ce, multiplié par des dizaines de participants, n’est-ce pas ça la définition même d’un contexte qualitatif idéal?

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